Archives Mensuelles: juillet 2014

Giraglia, sinon la pulpe, elle reste en bas.

Le jour de la pelle (si bien connue), de retour du Havre de paix la veille au soir .

GO to Giraglia Rolex Cup 2014, LA course par excellence.

  • Pour ceux qui n’ont jamais entendu parler de cette régate en bateau à voile, il va falloir se mettre au goût du jour.

245 miles, départ de Saint Troupèze, arrivée (normalement) à San Remo ou Gênes. Mais cette année, c’était Monaco, o-o-o-ooooh !

Effectivement, l’ouverture du nouveau Yacht Club flambant neuf y est pour quelque chose. D’ailleurs, la soirée du siècle s’y est passée, en compagnie de Sebastien Tellier (allez chercher sur Wikipedia) et du DJ du Dancing « Le Baron » from Paris. Du lourd, de l’énorme dossier.

YCMonaco

Bref, « Tout ça c’était avant le drame, bien entendu » (© Franck Dubosc, « Pour toi Public ».)

  • Après 3 rappels généraux dont 2 sous Black Flag, les IRC s’élancent, dans un très petit temps, un peu grisounet.

Il faut tout de suite se dégager des fumées des cathédrales, donc partir à droite pour avoir du vent frais. Il « fallait ». Nous, on n’a pas trop fait. Alizée (et oui, MCM onboard le « defender » de l’édition précédente) reste au milieu de la flotte, et décide de dégager à droite trop tard. Le mal est fait. Nous nous bagarrons gentillement avec l’Open 42 « Kuka Light » ainsi qu’avec une bouse italienne. Le melges 32 « Give me Five », qu’on appelera «l’engin de plage» nous tourne autour, rien de bien méchant.

GIRA1

En revanche, pour Dralion, c’est la punition : ils se font prendre sous black. Terminé bonsoir. Là, c’est du lourd. Nous le voyons donc rentrer au moteur après quelques miles. Pauvres de vous. Nous vous vengerons.

  • Le vent forcit un poil, le tack-change arrive, light / medium, bonne gorge, on y arrive.

Tout oscille entre les non-bascules et les bascules, le rappel – sortir les pattes / rentrer les pattes, les poids – avancés / pas avancés. On appelle ça l’assiette. Elle fut bien remplie. Pour le plaisir des grands et des petits. Une sorte de jambon / purée de luxe. J’arrête là.

Rappel

  • Il est temps d’abattre après La Moutte et d’envoyer, ENFIN, le spinnaker.

Le light, évidemment.

Superbe envoi, Laurent Camprubi est ravi. (pas comme au départ, trop de bruit à bord, l’aime pas ça le patron. Richie non plus.)

envoi

Le gentil Melges 32 décide de nous empanner dessus, bon, vas-y, petit scarabée. N’aie craintes, on va quand même te manger. Et non. MOSSIEUR « Give me Five » se barre. On ne le verra plus de la Giraglia. Salut, l’artiste.

Melges

Petits sandwichs avalés rapidement au près quelques heures auparavant, il est temps de manger vraiment ou du moins prendre le gôuter.

Café / Twix / petits sucres en cœur. Le vent, en revanche, se casse complètement la tronche. Tout le monde sous le vent ou presque. Même à l’intérieur, poids centrés. Du coup, les ronflettes se font déjà entendre. Bon. Il est 18h00. Ca promet.

  • Puis, plus d’air. Nada. Compas de relèvement en poche, premières mesures de faites avec un yacht à la côte : Ca sent pas bon. Perte de 5°, puis de 10… Richard Sautieux (Richie) se ronge les ongles, Laurent Camprubi, quant à lui, tente de faire avancer le rafiot comme possible.

Mais c’est dur !

Relèvement

Alors que notre route continue, « Vinci – Coyote », le proto machin 52 nous croise par l’arrière.

Mais il vient d’où lui ?!

Plus loin, «Amber Miles», autre XP 44, nous a dans le viseur et nous colle un peu au bonbon. Rien de très grave pour le moment.

Totti va bene.

  • Puis la nuit tombe. Coucher de soleil superbe, en avalant les excellentes pâtes sauce tomate de notre cher ami Hugo, régleur de spi / cuistot pour cette première partie de course.

Gira1

  • On arrive franchement dans la nuit. « Amber Miles » se rapproche de nous, c’est une certitude. Le troisième XP 44 n’est plus considéré comme un gros adversaire, il est derrière nous. Après un jibe nocturne, les uns vont roupiller après les autres.

Pour ma part, je bénéficie d’un chouchoutage extrême, puis je réussi à dormir 4 heures d’un seul coup. Peeling nocture ?! : « Mais non, on va pas la réveiller pour ça … » : J’AIME !

  • La nuit fut difficile pour les nerfs des barreurs, tacticiens, régleurs de GV et Spi.

Les autres équipiers passaient en 2nd plan, évidemment, mais aidaient la première portée à bien fonctionner. Côté route : nous avons jibé trop tard. Du coup, on prend l’option non désirée du début. Et le tarif est cher. A l’AIS, on voit certains adversaires, mais le principal, « Magic Twelve » (Vismara 46) n’apparait pas. Le filou !

IMPRESSIONNANTE NUIT entre notre boat et « Amber Miles » : son feu tribord éclaire entièrement le bateau, après une longue bataille de vitesse sous spi. Son étrave est dans notre cul. Hallucinante situation. Qui, petit à petit, s’estompe.. Mais qui nous tiendra jusqu’au petit matin, quand même.

  • « Le jour se lève, pour la fille du Motel » (© Eddy Mitchell), « Amber Miles » est à tribord de nous, mais plus derrière.

Ouf, la guerre est passée, ou presque. Notre bon Laurent, les yeux rougeâtres, donne la barre à notre Richie qui a très peu dormi.

D’ailleurs, au final, tous ont peu ou pas dormi, exceptée ma pomme.

Amber Miles

  • Peeling light / medium vers 9h du matin, ça ne fait qu’adonner. Puis deuxième peeling medium / A5, ça adonne, encore et encore.

Puis merde, genois medium up, on affale et on n’en parle plus.

Peeling1

  • On enroule notre belle Giraglia vers 11h45. Le moment est solennel. OK, on sait que le résultat ne sera pas terrible, mais on se défonce quand même contre le temps. Il ne reste plus que ça.

Là, pour le coup, la lay-line est unique et sans options. Comme disait O. de Kersauson dans une publicité, « Babord, c’est à gauche, Tribord, c’est à droite, et Saint Yorre, c’est tout droit ». Bah pareil. Rangement intérieur à babord, tout le monde au rappel, en essayant de ne pas être en terrasse / bronzette / cahuètes et saucissons secs. Non, il faut rester les fesses appuyées sur le liston, et si on dort, c’est dans les filières. Le petit train en gros. « Amber Miles » est désormais assez loin derrière. Durant ce bord, sous notre vent, apparaît .. Fastwave – SL Energies Renouvelables, le J111 de notre bon Laurent Charmy. Qui l’eut cru, encore une fois.. Idem que pour certains, on ne l’a pas vu de la course. Signification première : on a pris un sacré caramel.

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  • 13 heures comme ça. 13 heures à raconter des bêtises, une par minute à peu près. Notre numéro 1 national, alias « JC Duss » (qui avait soit disant, pendant tout le rappel, des ouvertures avec ma pomme, hein) nous rempli de fou rires divers et variés.

AH QU’EST CE QU’ON SE MARRE ALORS !

La chanson pour Laurent Camprubi fut chantée « Laurent, si t’es champion, appuie sur le champignon », patron rigole, Richie aussi, allez, ça va, on n’est pas SI MAL que ça.

Chanson1

Et puis, après avoir mangé de la merdouille toute la journée, le fameux coucher de soleil de luxe arrive . Je décide, quand même, d’immortaliser la chose. Les garçons sont subjugués devant ce beau pes-tacle. Mémère aussi. Je shoot, je shoot !

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  • Encore ce foutu vent qui se casse la tronche, à 5 miles environ de l’arrivée. Et c’est reparti, tout le monde sous le vent, youplaboum. Et RIDEAU.

RIEN. Le courant nous pousse et c’est franchement pas drôle. Hugo, à juste titre, remarque un nuage dans le ciel, et nous affirme « les gars les filles, dans 3 minutes, on a de l’air juste pour arriver sur la ligne. » Chose promise, chose due. Une mini risée se fait sentir, on redécolle. Mais pour une courte durée.. Et re-rideau à 200 mètres de la ligne. La GV claque, le Spi ne porte plus, c’est la merde. Surtout que ce foutu courant nous pousse … vers le comité ! Ah non !

ARRIVEE

  • Nous jibons en catastrophe pour passer la ligne, 0h55, c’est bon, terminé bonsoir, raz les cahuètes.

Evidemment, tout s’enchaine, douches, pâtes / pizzas bières, rangement rapide du bateau, et hop au dodo. 12 empilades dans un XP 44. Marc et moi dormons sur nos génois respectifs à l’extérieur. Bonne nuit, les petits.

  • 9h du matin, on rentre à l’écurie de Port Grimaud. Convoyage retour, puis retour Marseille avec escales (ce n’est rien de le dire) à Porquerolles pour baignade – biafine et petit repas copains devant le match de foot. Lequel ? Me rappelle plus. Et Porquerolles – Marseille, baignades diverses et biafine, encore une fois. La sous-préfette est garée, l’aventure est terminée.Quelle Giraglia !

MadeleineBiafine

  • Depuis, 27 balais en poche, mais surtout la parution de la Normandy Sailing Quick à la vidéo, déjà, puis plus récemment la Giraglia. Faut un peu de temps quand même pour tout réaliser, hein. Suis pas Gérard Majax moi !
  • Donc maintenant, après un petit break agréable, c’est reparti avec la saison Anglaise, c’est à dire Cowes – Pinard, dans un premier temps, puis la Commodore’s Cup. RDV à Cowes dès la semaine prochaine pour de nouvelles aventures.

Encore une fois, merci à toi, public de qualité.

Très amicalement, et pour longtemps,

Mado

PS : ah oui, quand même, la vidéo!

 

 

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Normandy Sailing Quick, ou polaires s’abstenir.

Stone et Charden l’évoquait très bien en 1973.

  • Avant la pelle du 18 Juin si bien connue, c’est donc le 12 Juin que ma pomme s’élance à travers un périple ferroviaire digne d’un parcours du combattant. Arrivée au Havre après 10 heures de train, c’est le gentil Pierrick Bellet, équipier du A 35 raffiné « Dunkerque Plaisance – Gill Race Team » de Philippe Bourgeois qui vient m’accueillir à la gare de «La Puissance du Port du Havre » (© Mikael Youn – Le Frunkp).

  • Après une histoire de jauge de Grande Voile on ne peut plus éprouvante pour les nerfs, direction la SRH pour un premier apéro et la bière de l’amitié. Jusque là, tout va bien.

L’accueil est parfait, il fait grand beau, il fait même chaud. Qui l’eut cru, Lustucru.

Le Havre5

Le reste des équipiers arrive pour le barbecue de l’amitié. « Cette soirée là »(© Claude François) fut à marquer d’une pierre blanche. Les chevaux sont lâchés, et oui, ce sont toujours les premières foires qui restent les meilleures. On se met donc très rapidement en T.U +8, histoire d’annoncer la couleur.

Apéro

  • Le lendemain, mise à disposition à midi, tous les IRC s’élancent sur des parcours bananes sous un temps quasi méditerranéen, chaleur comprise. De mon côté, le suivi de près des IRC est difficilement possible, embarquée sur la vedette presse officielle devant couvrir toutes les séries (J80, Open 7.5, M34 et IRC), avec à son bord le bon Jean-Marie Liot, dont le CV n’est plus à faire.

Jean-Marie Liot

Ce n’est que très brièvement, malheureusement que j’arrive à suivre cette première journée de courses.

Start 1

Les navigants et leur gilet rentrent contents, le sourire aux lèvres : pas de doute, tout s’est bien passé.

Nouvelle soirée, nouveau concept : apéro en compagnie de Cali (Arnaud Boissières) et de Bruno Staub, alias Staubi, tous deux courant en J80, prêts à détrôner « Nadal » de son état. Derrière, superbe bouffe avec petits fours et tout le tralala : y’a pas à dire, en Normandy, on sait recevoir, et on en est ravi.

Cali

  • En revanche, temps un peu plus maussade le Samedi matin. Mais pas de pluie !

Un vent très compliqué et bien mou s’installe en baie, la course se déroule quand même. Le Samedi, c’est le jour du Côtier, 11 miles pour tout le monde. Tous les IRC partent ensemble, pour éviter les longs écarts. De mon côté, impossible de les suivre après la bouée de dégagement, vu la houle et, encore une fois, le petit semi-rigide convoité.

Bouée au vent

Au retour, les équipages sont rincés, c’est le cas de le dire. Le JOD 35 « Together ! » en fini même par se sarrer dans la vase à l’entrée du port, gros coeff oblige.

Together

De nouveau, très agréable barbecue en compagnie de tous les équipiers. Une bonne partie de rigolades évidemment, prouvée à la vidéo suivante. Toute la clique des A 35 se réunit pour refaire le monde une dernière fois. On est bien, on est même très bien au Havre. Antoine Decool, numéro 1 de « Matador » s’empare d’une caméra embarquée pour jouer le journaliste et filmer les coulisses de la course. Un grand nombre de bêtises à supprimer, évidemment, pour le montage final.

Antoine

Qu’importe : les amuseries et déconnades sont là, et c’est bien le principal.

  • Dimanche matin : le voilà, le temps normand !

Gris, houle, on y est. C’est parti pour 3 manches musclées, ou tentatives de départ au tas s’enchainent, comme pour le XP 33 fraîchement sorti du chantier.

XP 33

Alors que Franck Cammas s’adjuge la victoire de toute cette semaine de Normandy en M34, c’est également la victoire assurée pour « Dunkerque Plaisance », devant « Raphaelo », le JPK 10.10 d’Eric Mordret & Friends, suivi de « Matador », l’autre A35 de qualité.

Noël Racine et son « Foggy Dew » de compèt’ (que je vais barrer pour la prochaine Cowes Pinard, n’est-ce pas) termine deuxième . Pour le premier et le troisième, je vous amène à regarder le classement sur le site de l’UNCL, n’ayant pas les noms en tête.

Une remise des prix de grande qualité se poursuit, bouteilles de champagnes pétées dans tous les sens, bref, jolie fin de régate.

Champagne

Grande tristesse de mon côté : je quitte mes chouchous Dunkerquois, qui repartent en convoyage pour rentrer à la maison. Les yeux un peu mouillés, comme les cirés, bref, c’est moche.

Aymeric Decroocq, régleur génois, s’en réjouit d’avance, ayant comme but de réaliser ce convoyage en mode solitaire ou presque, voulant s’entraîner pour un futur projet Figaro. Mais surtout content de se débarrasser du boulet Sassy.

On ne lui en voudra pas.

Voici donc le petit résumé de cette Normandy Sailing Quick, avec les acteurs majeurs, les faits d’armes, bref : la vidéo de Mado les biscotos.

A très bientôt, nouveau public Nordique à la gentillesse démesurée, et public averti qui me suit sans broncher.

Et une pensée pour Henry Fobert, figure emblématique qui nous a quitté.

Des bises, à très vite, nom d’une pipe!

M.