Giraglia, sinon la pulpe, elle reste en bas.

Le jour de la pelle (si bien connue), de retour du Havre de paix la veille au soir .

GO to Giraglia Rolex Cup 2014, LA course par excellence.

  • Pour ceux qui n’ont jamais entendu parler de cette régate en bateau à voile, il va falloir se mettre au goût du jour.

245 miles, départ de Saint Troupèze, arrivée (normalement) à San Remo ou Gênes. Mais cette année, c’était Monaco, o-o-o-ooooh !

Effectivement, l’ouverture du nouveau Yacht Club flambant neuf y est pour quelque chose. D’ailleurs, la soirée du siècle s’y est passée, en compagnie de Sebastien Tellier (allez chercher sur Wikipedia) et du DJ du Dancing « Le Baron » from Paris. Du lourd, de l’énorme dossier.

YCMonaco

Bref, « Tout ça c’était avant le drame, bien entendu » (© Franck Dubosc, « Pour toi Public ».)

  • Après 3 rappels généraux dont 2 sous Black Flag, les IRC s’élancent, dans un très petit temps, un peu grisounet.

Il faut tout de suite se dégager des fumées des cathédrales, donc partir à droite pour avoir du vent frais. Il « fallait ». Nous, on n’a pas trop fait. Alizée (et oui, MCM onboard le « defender » de l’édition précédente) reste au milieu de la flotte, et décide de dégager à droite trop tard. Le mal est fait. Nous nous bagarrons gentillement avec l’Open 42 « Kuka Light » ainsi qu’avec une bouse italienne. Le melges 32 « Give me Five », qu’on appelera «l’engin de plage» nous tourne autour, rien de bien méchant.

GIRA1

En revanche, pour Dralion, c’est la punition : ils se font prendre sous black. Terminé bonsoir. Là, c’est du lourd. Nous le voyons donc rentrer au moteur après quelques miles. Pauvres de vous. Nous vous vengerons.

  • Le vent forcit un poil, le tack-change arrive, light / medium, bonne gorge, on y arrive.

Tout oscille entre les non-bascules et les bascules, le rappel – sortir les pattes / rentrer les pattes, les poids – avancés / pas avancés. On appelle ça l’assiette. Elle fut bien remplie. Pour le plaisir des grands et des petits. Une sorte de jambon / purée de luxe. J’arrête là.

Rappel

  • Il est temps d’abattre après La Moutte et d’envoyer, ENFIN, le spinnaker.

Le light, évidemment.

Superbe envoi, Laurent Camprubi est ravi. (pas comme au départ, trop de bruit à bord, l’aime pas ça le patron. Richie non plus.)

envoi

Le gentil Melges 32 décide de nous empanner dessus, bon, vas-y, petit scarabée. N’aie craintes, on va quand même te manger. Et non. MOSSIEUR « Give me Five » se barre. On ne le verra plus de la Giraglia. Salut, l’artiste.

Melges

Petits sandwichs avalés rapidement au près quelques heures auparavant, il est temps de manger vraiment ou du moins prendre le gôuter.

Café / Twix / petits sucres en cœur. Le vent, en revanche, se casse complètement la tronche. Tout le monde sous le vent ou presque. Même à l’intérieur, poids centrés. Du coup, les ronflettes se font déjà entendre. Bon. Il est 18h00. Ca promet.

  • Puis, plus d’air. Nada. Compas de relèvement en poche, premières mesures de faites avec un yacht à la côte : Ca sent pas bon. Perte de 5°, puis de 10… Richard Sautieux (Richie) se ronge les ongles, Laurent Camprubi, quant à lui, tente de faire avancer le rafiot comme possible.

Mais c’est dur !

Relèvement

Alors que notre route continue, « Vinci – Coyote », le proto machin 52 nous croise par l’arrière.

Mais il vient d’où lui ?!

Plus loin, «Amber Miles», autre XP 44, nous a dans le viseur et nous colle un peu au bonbon. Rien de très grave pour le moment.

Totti va bene.

  • Puis la nuit tombe. Coucher de soleil superbe, en avalant les excellentes pâtes sauce tomate de notre cher ami Hugo, régleur de spi / cuistot pour cette première partie de course.

Gira1

  • On arrive franchement dans la nuit. « Amber Miles » se rapproche de nous, c’est une certitude. Le troisième XP 44 n’est plus considéré comme un gros adversaire, il est derrière nous. Après un jibe nocturne, les uns vont roupiller après les autres.

Pour ma part, je bénéficie d’un chouchoutage extrême, puis je réussi à dormir 4 heures d’un seul coup. Peeling nocture ?! : « Mais non, on va pas la réveiller pour ça … » : J’AIME !

  • La nuit fut difficile pour les nerfs des barreurs, tacticiens, régleurs de GV et Spi.

Les autres équipiers passaient en 2nd plan, évidemment, mais aidaient la première portée à bien fonctionner. Côté route : nous avons jibé trop tard. Du coup, on prend l’option non désirée du début. Et le tarif est cher. A l’AIS, on voit certains adversaires, mais le principal, « Magic Twelve » (Vismara 46) n’apparait pas. Le filou !

IMPRESSIONNANTE NUIT entre notre boat et « Amber Miles » : son feu tribord éclaire entièrement le bateau, après une longue bataille de vitesse sous spi. Son étrave est dans notre cul. Hallucinante situation. Qui, petit à petit, s’estompe.. Mais qui nous tiendra jusqu’au petit matin, quand même.

  • « Le jour se lève, pour la fille du Motel » (© Eddy Mitchell), « Amber Miles » est à tribord de nous, mais plus derrière.

Ouf, la guerre est passée, ou presque. Notre bon Laurent, les yeux rougeâtres, donne la barre à notre Richie qui a très peu dormi.

D’ailleurs, au final, tous ont peu ou pas dormi, exceptée ma pomme.

Amber Miles

  • Peeling light / medium vers 9h du matin, ça ne fait qu’adonner. Puis deuxième peeling medium / A5, ça adonne, encore et encore.

Puis merde, genois medium up, on affale et on n’en parle plus.

Peeling1

  • On enroule notre belle Giraglia vers 11h45. Le moment est solennel. OK, on sait que le résultat ne sera pas terrible, mais on se défonce quand même contre le temps. Il ne reste plus que ça.

Là, pour le coup, la lay-line est unique et sans options. Comme disait O. de Kersauson dans une publicité, « Babord, c’est à gauche, Tribord, c’est à droite, et Saint Yorre, c’est tout droit ». Bah pareil. Rangement intérieur à babord, tout le monde au rappel, en essayant de ne pas être en terrasse / bronzette / cahuètes et saucissons secs. Non, il faut rester les fesses appuyées sur le liston, et si on dort, c’est dans les filières. Le petit train en gros. « Amber Miles » est désormais assez loin derrière. Durant ce bord, sous notre vent, apparaît .. Fastwave – SL Energies Renouvelables, le J111 de notre bon Laurent Charmy. Qui l’eut cru, encore une fois.. Idem que pour certains, on ne l’a pas vu de la course. Signification première : on a pris un sacré caramel.

Gira2

  • 13 heures comme ça. 13 heures à raconter des bêtises, une par minute à peu près. Notre numéro 1 national, alias « JC Duss » (qui avait soit disant, pendant tout le rappel, des ouvertures avec ma pomme, hein) nous rempli de fou rires divers et variés.

AH QU’EST CE QU’ON SE MARRE ALORS !

La chanson pour Laurent Camprubi fut chantée « Laurent, si t’es champion, appuie sur le champignon », patron rigole, Richie aussi, allez, ça va, on n’est pas SI MAL que ça.

Chanson1

Et puis, après avoir mangé de la merdouille toute la journée, le fameux coucher de soleil de luxe arrive . Je décide, quand même, d’immortaliser la chose. Les garçons sont subjugués devant ce beau pes-tacle. Mémère aussi. Je shoot, je shoot !

DSC05441

  • Encore ce foutu vent qui se casse la tronche, à 5 miles environ de l’arrivée. Et c’est reparti, tout le monde sous le vent, youplaboum. Et RIDEAU.

RIEN. Le courant nous pousse et c’est franchement pas drôle. Hugo, à juste titre, remarque un nuage dans le ciel, et nous affirme « les gars les filles, dans 3 minutes, on a de l’air juste pour arriver sur la ligne. » Chose promise, chose due. Une mini risée se fait sentir, on redécolle. Mais pour une courte durée.. Et re-rideau à 200 mètres de la ligne. La GV claque, le Spi ne porte plus, c’est la merde. Surtout que ce foutu courant nous pousse … vers le comité ! Ah non !

ARRIVEE

  • Nous jibons en catastrophe pour passer la ligne, 0h55, c’est bon, terminé bonsoir, raz les cahuètes.

Evidemment, tout s’enchaine, douches, pâtes / pizzas bières, rangement rapide du bateau, et hop au dodo. 12 empilades dans un XP 44. Marc et moi dormons sur nos génois respectifs à l’extérieur. Bonne nuit, les petits.

  • 9h du matin, on rentre à l’écurie de Port Grimaud. Convoyage retour, puis retour Marseille avec escales (ce n’est rien de le dire) à Porquerolles pour baignade – biafine et petit repas copains devant le match de foot. Lequel ? Me rappelle plus. Et Porquerolles – Marseille, baignades diverses et biafine, encore une fois. La sous-préfette est garée, l’aventure est terminée.Quelle Giraglia !

MadeleineBiafine

  • Depuis, 27 balais en poche, mais surtout la parution de la Normandy Sailing Quick à la vidéo, déjà, puis plus récemment la Giraglia. Faut un peu de temps quand même pour tout réaliser, hein. Suis pas Gérard Majax moi !
  • Donc maintenant, après un petit break agréable, c’est reparti avec la saison Anglaise, c’est à dire Cowes – Pinard, dans un premier temps, puis la Commodore’s Cup. RDV à Cowes dès la semaine prochaine pour de nouvelles aventures.

Encore une fois, merci à toi, public de qualité.

Très amicalement, et pour longtemps,

Mado

PS : ah oui, quand même, la vidéo!

 

 

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