Un p’tit verre de Palermo ?

Après un Tour du Finistère à la voile de grande qualité sur le First 50 « WarHorse » (skippé par le gentil Nicolas Gourio), accompagnée d’une sympathique brochette d’acolytes de bateau à voile, il était temps de faire une « pause », pause obligatoire due à une angine de combat apparue à la fin de la compétition. N’oublions pas le coup de la policheuse et la tendinite, ce serait bien trop facile! 40 de fièvre, gorge en carton, le retour à Carantec s’exerça tel un rapatriement sanitaire de la plus haute importance. Durant 4 jours, plus de téléphone, plus de mails, plus d’images, plus de son. Et pour cause.

malade

Mais cette pause Carantécoise n’aura pas eu que du tort : c’est durant ces journées après un bon début de convalescence que le film « perso » de la Brewin Dolphin Commodore’s Cup 2014  vit le jour. Un sacré travail pour ce reportage de 30 minutes, reportage au script et à la production made by ma pomme. Ayant le désir de vouloir créer ce film à la Frenchy (et uniquement à la Frenchy), j’ai longtemps attendu des images de nos compagnons de travail de chez les rosbeef. Images jamais arrivées, évidemment. Ce qui nous a donné un grand et long retard dans la publication et le partage du film. Mais bien heureusement, la prod est sortie, toute sympathique, pour le plaisir des acteurs et autres intrigués des bateaux à voile mode IRC.

Plus de maladie, plus de tendinite, plus trop mal au coup de polich’, retour à Marseille le temps d’une machine à laver et de retrouver mes très bons amis du plan d’eau, et ZOU, direction Palerme pour la compétition aux miles nombreux (420 pour ne pas les compter). Arrivée avec le drôle Christophe François, retrouvailles avec les pépettes Perrine Saulenc et Nolwenn Cazé, le bon Marc Bertrand, Monsieur le propriétaire Bernard Cordeau, Marcel Laurin, et le gentil Daniel Tinmazian.

photo 4

Pour résumer cette course (la vidéo UNCL est en ligne, mais pas encore partagée sur le site, n’est-ce pas) : un départ, 12 noeuds, puis 8, puis 6, puis rien. Les peelings et changes ne s’arrêtent pas. La plage avant transpire, à l’arrière aussi. 90°C à l’ombre, on n’en peut plus. Impossible de tenir un tee-shirt plus de 30 min. Les gouttes de sueur font « ploc, ploc ». Ca pue la rage!

La nuit fut rude pour les nerfs : sous nos pieds, un lac. Rien. Nada. Notre connexion internet fonctionnait, pour le coup. La carto aussi. Tout le monde, au final, était rassemblé au même endroit, tous collés à la piste. Un grand moment de « néant ».

Après les premières 48heures à 3nds de moyenne, le vent commence à rentrer, gentillement au début. Nous perdons notre connexion internet qui nous prive donc de gribs, soit de météo en fait. « Allez, au PIF! »

A l’approche de Porto Cervo, la petite brizounette se fait ressentir. GV haute, évidemment, génois à l’avant. Puis solent. Puis 1 ris. Puis 2. Puis ORC. GV affalée.

Vous l’avez compris, les bouches de Bonifacio sont redoutables. 47nds de vent sont enregistrés, et sous ORC seul, on arrive quand même à 9nds sur le fond. Cherchez l’erreur. Houle au 3/4 arrière, bien sympathique pour barrer, évidemment. Nuit blanche pour le noyau de l’équipe, ma pomme d’abord puis Christophe derrière à la barre, on sort les harnais, les longes, tout le tralala.

Perrine Saulenc (numéro 1) se fait débarquer en urgence à Porto Vecchio, pour raison médicale. « Freyja » (notre yacht) abandonne la course, après avoir passé le plus gros du boulot. Maintenant, un resto, et redépart le plus vite possible pour rentrer à l’écurie.

photo 1

Nous passons Porto Vecchio au portant dans 10/15 nds, puis le vent, évidemment, s’écroule, et c’est au moteur pendant 10 heures que nous arrivons près de la Giraglia, où là, évidemment, 20 nds dans la tronche et une bonne houle nous disent bonjour.

photo 2A l’approche de Monaco, là encore « évidemment », le vent tombe encore et nous bénéficions d’un magnifique coucher de soleil, entre nous, tranquilles, pour le plaisir des yeux.

photo 3

Arrivée vers 2 heures du matin, nous nous apercevons que la moitié de la flotte a abandonné la course. Et que nous n’étions pas si mal du tout placés. Dommage. Un DNF qui fait un peu mal au coeur. Allez, y’en aura d’autres.. Et dans le but ultime de rentrer chez nous pour, enfin, dormir, se laver et penser à autre chose, notre train de Monaco à Marseille puis Montpellier arrive, terminé bonsoir.

photo 5Et le lendemain, 14heures, ma pomme aura rendez-vous avec l’histoire … l’histoire du Class’40 en pré-Route du Rhum!

La suite de la saga dans très peu de temps, à savoir : Métro, boulot, Kito!
Bonne fin de journée, public ritalo-français.

M.

PS : le film, c’est ici!

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